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Vers la COP 22 à Marrakech

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La conférence de Paris (COP 21) s’est achevée le 12 décembre 2015 par un accord international salué comme historique. La série des « COP » (« Conference of Parties »), débutée en 1992 avec le sommet de Rio, ne s’achève cependant pas avec ce succès. En novembre 2016 se déroulera la COP 22 au Maroc, à Marrakech. Cette nouvelle réunion internationale est déjà annoncée comme la « Conférence de l’action », suite aux décisions prises à Paris. Le choix du Maroc pour cette COP 22 traduit par ailleurs les efforts réels du royaume en faveur de l’environnement, faisant du Maroc l’un des pays les plus écologiques au monde.

 

La COP 22 de Marrakech sera la traduction opérationnelle des Accords de Paris

 

La conférence de Paris s’est terminée sur une série d’annonces spectaculaires et ambitieuses, intitulées « Accords de Paris » : limitation du réchauffement climatique à 1,5° d’ici la fin du siècle, aide économique massive en faveur des pays de l’hémisphère du sud industriellement moins développés, ou encore obligation de communication publique des résultats obtenus par chaque nation. L’enjeu de ces annonces consiste ainsi à les appliquer concrètement.

La ministre déléguée chargée de l’Environnement, madame Hakima El Haité, a indiqué dans la foulée de la COP 21 vouloir traduire en actes concrets les résultats de la conférence de Paris : si celle-ci a été l’occasion « des décisions », la COP 22 sera « la conférence de l’action ». Cette continuité est illustrée par le Plan Paris – Marrakech, chargé de « développer des outils opérationnels » pour mettre en œuvre les accords adoptés à Paris. Annoncée du 7 au 18 novembre, la conférence de Marrakech « aura pour thèmes l’atténuation aux effets du changement climatique et l’innovation en matière d’adaptation », toujours selon madame Hakima El Haité. Le roi Mohammed VI s’était déjà engagé avant la COP 21 en septembre 2015 à développer l’œuvre internationale en faveur du développement durable. A l’occasion d’une visite du président François à Hollande à Tanger, le roi du Maroc avait signé avec ce dernier l’Appel de Tanger, « pour une action solidaire et forte en faveur du climat ». Lors de l’inauguration de la COP 21 le 30 novembre 2015, le roi Mohammed VI avait renouvelé son désir d’action, en déclarant que c’est « en Afrique, continent d'avenir, que se jouera l'avenir de notre planète ».

 

Le Maroc à la pointe du développement durable

 

En matière d’environnement et de développement durable, le Maroc fait figure d’excellent élève. Déjà organisateur de la COP 7 en 2001, le royaume s’est engagé bien avant la COP 21 à limiter ses émissions de gaz à effet de serre, en les réduisant de 13% d’ici 2030, par rapport à 2010. En parallèle, le Maroc s’est investi dans un audacieux programme de développement durable, avec l’objectif pour 2030 de produire son électricité en utilisant plus de la moitié (52%) d’énergies « vertes », dites renouvelables, et non polluantes. D’après l’intransigeante ONG Climate Action Tracker, le Maroc se classe comme quatrième pays le plus écologique du monde, derrière le Bhoutan, le Costa Rica et l’Éthiopie.

Sur le terrain, cette bonne volonté s’est traduite par la construction d’une gigantesque centrale solaire thermodynamique dans le sud du Maroc près de Ouarzazate, baptisée Noor (« lumière »), 7ème centrale de ce type dans le monde. Construite sur une surface de 480 hectares pour un coût de 800 millions d’euros, Noor est équipée de 500 000 miroirs cylindro-paraboliques répartis en forme d’escargot, capables de produire 160 MW d’électricité. La centrale solaire n’est cependant que le début d’un projet pharaonique géré par l’Agence marocaine de l'énergie solaire. Deux autres centrales solaires thermodynamiques (Noor II et III) et une autre photovoltaïque sont inclues dans les plans de l’Agence marocaine de l’énergie solaire sur une étendue de 2 500 hectares, soit une capacité dépassant les 500 MW. A terme, le projet Noor constituera de loin le plus grand complexe solaire du monde.