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Quatre nouveaux matériaux de construction pour la maison

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Du sol au plafond en passant par les murs, les instituts et chercheurs du monde entier utilisent toutes les ressources naturelles imaginables pour réaliser les travaux les plus écologiques possibles.

 

L’isolation thermique par les champignons et le gel de silice

 

Les moisissures et autres champignons ne sont pas spécialement en odeur de sainteté dans une maison. Et pourtant, ils pourraient bien faire partie des futurs moyens d’isolation les plus écologiques. L’idée date du début des années 2000, lorsque deux jeunes chercheurs de l’État de New-York ont réalisé un nouveau panneau d’isolation, « Greensulate ». Comme son nom l’indique, l’invention est entièrement composée de matériaux verts : des minéraux, de l’amidon, de l’eau, et des spores de pleurotes, une famille de champignons produisant par ailleurs d’excellents sujets comestibles. Cet étrange mélange est cultivé deux semaines dans l’obscurité puis séché, obtenant ainsi des parpaings compacts. De manière surprenante, la résistance de cet isolant exotique défie allègrement le polystyrène et la fibre de verre. Sans aucun additif. « Greensulate » est par ailleurs ininflammable, léger, modulable, totalement recyclable et bénéficie de coûts de production plus que réduits. Une firme américaine, Ecovative Design, est la première à proposer actuellement de nombreux dérivés isolants pour la maison.

En matière d’isolation écologique, le champion de la catégorie se nomme « Nanogel Lumira ». Issu de la société américaine Cabot mais produit en Allemagne, l’originalité de cet isolant est d’être composé à 95% d’air. La structure même de l’isolant est réalisée à partir de grains de gel de silice amorphes, connus pour leur très haute densité de stockage énergétique. Le produit fini consiste en un étrange matériaux presque transparent mais semblant emprisonner de la vapeur bleue, d’où son surnom de « frozen smoke ». Ses propriétés sont tout à fait exceptionnelles, avec une légèreté imbattable, et une résistance extrême au transfert de la chaleur, 39 fois supérieure à la fibre de verre. L’isolation acoustique est là aussi remarquable (deux fois plus efficace que le double vitrage), de même que la résistance aux moisissures, puisque le gel Lumira est 100% hydrophobique. Un immeuble composé à 34% de surfaces vitrées en gel Lumira a été inauguré en 2012 à New-York, laissant passer au maximum la lumière naturelle tout en réduisant considérablement les dépenses énergétiques.

 

Un revêtement évolutif et du carrelage à base d’algue

 

De nombreux matériaux sont capables de changer d’état physique en fonction des températures, typiquement par fusion et solidification. Ils sont dénommés « matériau à changement de phase » (MCP). La société allemande BASF s’est servi de ce principe pour créer son revêtement « Micronal PCM », composé de sphères plastiques microscopiques, pouvant s’appliquer aux murs et au plafond. Lorsque la température monte, les sphères fondent en absorbant la chaleur environnante. A l’inverse lorsque la température décroit, les sphères se solidifient et rejettent la chaleur emprisonnée, avec un gain énergétique important pour l’habitat. Par ailleurs, malgré les fortes variations physiques enregistrées par le matériau, celui-ci dispose d’une durée de vie d’au moins trente ans.

Les matériaux écologiques pour la maison concernent également le sol. L’institut allemand Fraunhofer a mis au point un carrelage n’utilisant que des éléments d’origine naturelle, et remarquablement esthétiques. L’invention est constituée de kieselguhr, plus connue sous le nom de célite. Il s’agit d’une roche composée de restes fossilisés de micro-algue brune. Très poreuse et donc légère, la célite est utilisée comme composant de la dynamite, et de manière moins dangereuse (pour l’humain) comme pesticide naturel. Mélangée à des fibres naturelles et de l’huile de lin, la célite permet d’obtenir des carrelages souples et légers, et totalement biodégradables, tout en ne nécessitant que peu d’énergie pour la production. Autre avantage : il est possible de choisir à l’avance les couleurs, les motifs et les formes des carreaux, et même de les rendre lumineux en adjoignant des pigments fluorescents !