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Matériaux écologiques : une brique en champignon et un parpaing en bois

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Mycotech
Il existe pourtant depuis longtemps des solutions plus écologiques, comme les briques en terre crue ou en chanvre, ou encore des bétons à base de fibres de lin. De manière plus inédite et beaucoup plus récente, des briques de nouvelle nature ont fait leur apparition : la brique en bois, née sur les forets dévastées par la tempête de 1999, et la brique en champignon, inspirée d’un gâteau traditionnel indonésien.

Des parpaings écologiques tout en bois

L’idée d’une brique en bois, ou parpaing en bois (« BVB »), n’est pas tout à fait récente. La tempête de 1999 avait laissé sur son passage des montagnes de bois non utilisables en l’état pour la construction, du moins pas selon les techniques habituelles. Restait la possibilité de découper des blocs compacts de bois, similaires à des parpaings en béton. Et le résultat s’est avéré surprenant. Cinq fois plus léger, le BVB est aussi six fois moins cher à construire, tout en étant largement plus propre que le béton. Loin de produire des gaz à effet de serre, le bois emprisonne au contraire le CO2 tout au long de sa vie. Recyclable, participant à la gestion durable des forêts françaises, cet « écomatériau » est aussi un excellent isolant thermique, de loin supérieur au béton, et aussi un très bon isolant acoustique. Les murs en BVB sont par ailleurs d’une très forte densité, leur permettant de résister au moins aussi bien aux incendies que les murs de béton.
Sur le plan pratique, la réalisation de constructions en BVB s’apparente quelque peu à un jeu de légo. Pas question ici de ciment pour lier les parpaings, mais plutôt de vis et de clous. Idéal pour l’autoconstruction, cette technique nécessite toutefois de bonnes connaissances en bricolage, et un savoir-faire certain. Enfin, la construction en BVB est bien plus économique que la construction en béton, et bien plus rapide, le bois n’ayant par ailleurs pas besoin de sécher. Une fois traités contre les parasites, les murs en BVB disposent d’une longévité à tout épreuve, là aussi de nature à concurrencer très sérieusement le béton. Un avantage qui atténue nettement l’investissement initial, le BVB étant en moyenne trois à quatre fois plus cher que le parpaing classique.  

Une brique en champignon inspirée d’un gâteau indonésien

Encore plus révolutionnaire que la brique en bois, il y a la brique en champignon, créée par une entreprise indonésienne, Mycotech. La technique utilise le mycélium du champignon, c’est-à-dire la partie végétative et filamenteuse du champignon, grossièrement comparable aux racines des plantes chlorophylliennes. Le mycélium dispose d’une forte capacité de pénétration dans le substrat, décomposant efficacement les matières organiques rencontrées. L’idée de Mycotech s’inspire par ailleurs d’un produit alimentaire traditionnel indonésien à base de soja, le « tempeh », utilisant les mêmes propriétés du mycélium. Les graines de soja sont colonisées par le mycélium, procurant un gâteau très compact. Mycotech a donc réutilisé le concept, en laissant le mycélium s’étirer dans du substrat en lui donnant la forme désirée, en l’occurrence celle d’une brique là aussi très compacte. Le produit obtenu est annoncé comme très solide, similaire à une brique en terre cuite classique, mais aussi puissamment isolant, ininflammable et étanche.

La brique de Mycotech s’avère par sa nature même un modèle de développement durable, n’émettant aucune énergie grise, stockant au contraire le CO2 et évitant l’importation de matériaux de construction couteux, et composée uniquement d’éléments naturels. Le substrat utilisé pour la croissance du mycélium est issu des déchets végétaux produits par l’agriculture indonésienne (120 millions de tonnes par an) : tiges de maïs, ou notamment copeaux de bois. Ainsi, outre réduire drastiquement les couts de production, cette méthode permet de favoriser les déchets végétaux de l’agriculture indonésienne, jusqu’ici voués à l’incinération faute de mieux. Les petits agriculteurs y trouvent également leur compte, tirant profit de matériaux auparavant sans valeur marchande. Le modèle économique imaginé par Mycotech s’avère ainsi à la fois écologique, économique, et profitable pour tous, un constat pas si courant. 
Il existe pourtant depuis longtemps des solutions plus écologiques, comme les briques en terre crue ou en chanvre, ou encore des bétons à base de fibres de lin. De manière plus inédite et beaucoup plus récente, des briques de nouvelle nature ont fait leur apparition : la brique en bois, née sur les forets dévastées par la tempête de 1999, et la brique en champignon, inspirée d’un gâteau traditionnel indonésien.

Des parpaings écologiques tout en bois

L’idée d’une brique en bois, ou parpaing en bois (« BVB »), n’est pas tout à fait récente. La tempête de 1999 avait laissé sur son passage des montagnes de bois non utilisables en l’état pour la construction, du moins pas selon les techniques habituelles. Restait la possibilité de découper des blocs compacts de bois, similaires à des parpaings en béton. Et le résultat s’est avéré surprenant. Cinq fois plus léger, le BVB est aussi six fois moins cher à construire, tout en étant largement plus propre que le béton. Loin de produire des gaz à effet de serre, le bois emprisonne au contraire le CO2 tout au long de sa vie. Recyclable, participant à la gestion durable des forêts françaises, cet « écomatériau » est aussi un excellent isolant thermique, de loin supérieur au béton, et aussi un très bon isolant acoustique. Les murs en BVB sont par ailleurs d’une très forte densité, leur permettant de résister au moins aussi bien aux incendies que les murs de béton.
Sur le plan pratique, la réalisation de constructions en BVB s’apparente quelque peu à un jeu de légo. Pas question ici de ciment pour lier les parpaings, mais plutôt de vis et de clous. Idéal pour l’autoconstruction, cette technique nécessite toutefois de bonnes connaissances en bricolage, et un savoir-faire certain. Enfin, la construction en BVB est bien plus économique que la construction en béton, et bien plus rapide, le bois n’ayant par ailleurs pas besoin de sécher. Une fois traités contre les parasites, les murs en BVB disposent d’une longévité à tout épreuve, là aussi de nature à concurrencer très sérieusement le béton. Un avantage qui atténue nettement l’investissement initial, le BVB étant en moyenne trois à quatre fois plus cher que le parpaing classique.  

Une brique en champignon inspirée d’un gâteau indonésien

Encore plus révolutionnaire que la brique en bois, il y a la brique en champignon, créée par une entreprise indonésienne, Mycotech. La technique utilise le mycélium du champignon, c’est-à-dire la partie végétative et filamenteuse du champignon, grossièrement comparable aux racines des plantes chlorophylliennes. Le mycélium dispose d’une forte capacité de pénétration dans le substrat, décomposant efficacement les matières organiques rencontrées. L’idée de Mycotech s’inspire par ailleurs d’un produit alimentaire traditionnel indonésien à base de soja, le « tempeh », utilisant les mêmes propriétés du mycélium. Les graines de soja sont colonisées par le mycélium, procurant un gâteau très compact. Mycotech a donc réutilisé le concept, en laissant le mycélium s’étirer dans du substrat en lui donnant la forme désirée, en l’occurrence celle d’une brique là aussi très compacte. Le produit obtenu est annoncé comme très solide, similaire à une brique en terre cuite classique, mais aussi puissamment isolant, ininflammable et étanche.

La brique de Mycotech s’avère par sa nature même un modèle de développement durable, n’émettant aucune énergie grise, stockant au contraire le CO2 et évitant l’importation de matériaux de construction couteux, et composée uniquement d’éléments naturels. Le substrat utilisé pour la croissance du mycélium est issu des déchets végétaux produits par l’agriculture indonésienne (120 millions de tonnes par an) : tiges de maïs, ou notamment copeaux de bois. Ainsi, outre réduire drastiquement les couts de production, cette méthode permet de favoriser les déchets végétaux de l’agriculture indonésienne, jusqu’ici voués à l’incinération faute de mieux. Les petits agriculteurs y trouvent également leur compte, tirant profit de matériaux auparavant sans valeur marchande. Le modèle économique imaginé par Mycotech s’avère ainsi à la fois écologique, économique, et profitable pour tous, un constat pas si courant.