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Le Prêt à taux zéro renoue avec le succès en 2015

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La nouvelle est passée quelque peu inaperçue au cœur de l’été, juste avant les vacances gouvernementales. C’est pourtant assez rare pour être (re)signalé : l’État pourrait faire des économies, a l’issue de prévisions budgétaires trop pessimistes. Le fameux Prêt à taux zéro (PTZ) pourrait ainsi couter un demi-milliard d’euros que moins prévu en 2015, malgré son fort succès auprès des particuliers.

C’était une promesse du Grenelle de l’Environnement réuni en 2007, et tenue par la loi de Finances de 2009. Le PTZ permet de réaliser des travaux écologiques dans les résidences principales, afin de diminuer les dépenses énergétiques et réduire les émissions de gaz à effet de serre. Après un succès croissant jusqu’en 2011 (352 000 prêts délivrés cette année-là), le PTZ avait sévèrement souffert en 2012 (79 000 prêts) et 2013 (43 000 prêts), à cause de nouvelles conditions d’obtentions plus sévères. Une modification en faveur des jeunes ménages a relancé son succès en 2014, qui se confirme cette année, avec un maximum de 70 000 PTZ attendus.

 

Une bonne nouvelle pour le développement durable… et une heureuse surprise pour l’État

 

Selon Valérie Rabault, rapporteur pour la Commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire, la dépense fiscale des PTZ due sur cinq ans pour 2015 oscillera autour du demi-milliard d’euros. Une économie de 500 millions par rapport au plafond initialement pessimiste, fixé à un milliard d’euros. Une excellente nouvelle pour le développement durable et aussi pour l’État, peut-être un peu trop habitué depuis quelques années aux budgets alarmants…

L’explication de ce cadeau budgétaire n’est pas vraiment miraculeuse. Encore une fois, celle-ci provient de la baisse des taux d’intérêts, offrant des possibilités de crédits particulièrement alléchantes. Cette économie budgétaire, déjà existante en 2014, dépend ainsi d’une situation qui pourrait ne pas s’éterniser. Malgré tout, l’État prévoit d’atteindre une cadence maximale de 80 000 PTZ par an d’ici 2020.