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Le chauffage au bois renoue avec le succès

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énergie verte

L’homme maîtrise et se chauffe grâce au feu depuis au moins 450 000 ans. Jusqu’au 20e  siècle, le bois restait un combustible incontournable pour le chauffage, avant de céder du terrain aux dérivés du charbon, puis au fioul domestique, au gaz naturel, à l’électricité voire aux rayons du soleil ces dernières décennies. Devenu un élément d’appoint ou simplement décoratif pour les chanceux équipés d’une cheminée, le chauffage au bois revient en force ces dernières années, pour des raisons certes esthétiques mais aussi économiques. Et, contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, il s’agit en outre d’un mode de chauffage écologique.

 

Le chauffage au bois, écologique et économique

 

La combustion du bois dégage obligatoirement des particules dans l’air, mais leur nocivité dépend de la combustion du bois. Si celle-ci est incomplète, les émissions de fumée contiennent du monoxyde de carbone, redoutable pour l’organisme. Tout l’enjeu des appareils de chauffage (chaudières, poêles…) consiste ainsi à rendre le plus complet possible la combustion du bois, afin de limiter au maximum l’émission de particules nocives. Depuis quelques années existe un label « Flamme verte », créé par l'Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie récompensant les meilleurs appareils. Pour obtenir ce label, le taux d’émission de particules doit être inférieur à 90 mg/Nm3 ; certains appareils de dépassent même pas les 40 mg/Nm3.

Outre s’avérer bien moins polluant que le gaz et le fioul si sa combustion est maîtrisée, le bois constitue une énergie renouvelable lorsqu’il est issu des forêts à gestion durable. L’exploitation des ressources y est régulée en faveur d’un développement durable, qui permet d’entretenir sainement les milieux forestiers – et d’éviter des catastrophes naturelles comme la tempête de 1999. Les prix varient en fonction des essences (le chêne constitue le haut de gamme) et de la forme du bois (bûches, granulés…), mais restent très compétitifs par rapport au gaz, au fioul et à l’électricité, deux à cinq fois plus coûteux. Seule l’énergie solaire fait mieux que le bois en étant gratuite, mais certes faut-il encore rentabiliser auparavant l’installation des panneaux solaires.

 

La tendance des poêles high-tech et design

 

Le chauffage en bois recouvre plusieurs possibilités, selon le mode de chauffage central ou d’appoint. Les caractéristiques techniques ont sérieusement évolué depuis les vastes cheminées à foyer ouvert, certes romantiques, mais fortement consommatrices en oxygène et polluantes. La tendance est désormais aux poêles esthétiques dont le design s’adapte à la décoration de la maison, sous toutes les formes imaginables, arrondies, carrées ou tout en hauteur. Particulièrement sophistiqués, ces poêles sont recouverts de céramique et rendus étanches (sans aspiration de l’air intérieur de la maison). Certains appareils disposent même de systèmes perfectionnés d’auto-alimentation en combustible sous forme de granulés de bois, voire même d’une plateforme rotative à 360°. Grâce à ce chauffage « intelligent » les économies d’énergie sont réelles, de même que la réduction de la facture de chauffage. Il faut toutefois mettre le prix lors de l’achat, de 500 euros en entrée de gamme jusqu’à plus de 4 000 euros pour les poêles les plus personnalisés.

 

Les aides de l’État

 

Face au récent engouement suscité par le chauffage au bois, l’État a lancé une série d’aides financières pour amplifier l’élan. Depuis un an, les équipements de chauffage au bois les plus écologiques bénéficient d’un crédit d’impôt de 30% en 2015, et d’une TVA réduite à 10% ; les cheminées ouvertes, potentiellement très polluantes, ne sont pas inclues dans ces mesures.  Il existe également depuis 2013 une prime Economie Energie, mal connue des propriétaires, qui permet pourtant de substantielles économies sur les travaux énergétiques. En fonction des types de travaux effectués, des « primes énergies » peuvent être accordées sous forme de chèques en euros, en échange de la facture des travaux.

L’autre important coup de pouce de l’État concerne un Eco prêt à taux zéro pour le chauffage au bois. Comme d’autres prêts à taux zéro accordés par l’État, ce dispositif vise à favoriser les travaux écologiques au sein des résidences principales, afin d’améliorer la consommation énergétique des bâtiments de plus de 25 ans (construits avant le 1er janvier 1990). Cet Éco prêt est accordé sans limitation de ressources, mais les travaux d’installation doivent être impérativement effectués par une entreprise ou un artisan disposant de la mention RGE (Reconnu Garant de l’Environnement).