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La France s’investit dans les habitats en bois

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habitat en bois

L’idée de construire une habitation en bois n’est pas spécialement neuve. Loin de privilégier les grottes, l’homme préhistorique était déjà capable de réaliser des structures en bois relativement techniques. Longtemps délaissée face à la suprématie moderne du béton, la construction en bois a refait surface dans les années 2000 grâce à la prise de conscience collective des menaces pesant sur le climat planétaire. Le bois s’est ainsi inscrit dans une logique de développement durable grâce à ses qualités écologiques. En 2012, selon un rapport de l’Observatoire national de la construction bois de FBF, 11% des nouvelles maisons individuelles en France étaient construites en bois, ainsi que 20% des agrandissements. Malgré la baisse du marché global enregistrée depuis, la construction en bois est encouragée et aidée par les autorités gouvernementales, pour des raisons avant tout écologiques mais aussi économiques.

 

Le bois, matériau noble et écologique

 

Pourquoi construire en bois ? Les raisons sont à la fois économiques, écologiques et esthétiques. Le bois fait partie des « écomatériaux », ces matériaux disposant d’une très faible empreinte carbone sur l’environnement. Léger, recyclable, aisément transportable, le bois réduit puissamment les gaz à émissions de serre en stockant le CO2. Ses capacités de résistance et de conservation lui permettent en outre de défier les constructions en béton. Même si les prix ont tendance à augmenter, le bois reste économique notamment grâce à ses excellentes capacités thermiques (douze fois supérieures) au béton, qui réduisent allègrement la facture de chauffage. Matériau noble et facilement transformable, il permet des réalisations architecturales tout à fait esthétiques, selon une vaste variété d’essences de bois.

Selon l’Enquête nationale de la construction de bois, 18 970 maisons individuelles en bois ont été construites en France en 2012, ainsi que 7 360 logements collectifs, contre 14 500 en 2014 (5 220 logements collectifs). Cette tendance à la baisse n’est pas liée à un déficit d’engouement pour la construction en bois, mais à la baisse générale du marché de la construction enregistrée sur la même période ; la part de marché des maisons individuelles en bois reste ainsi stable, de 10,4% en 2012 à 10,6% en 2014. Le Grand Est (Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine) est l’espace géographique le plus dynamique pour la construction en bois, avec 22% des nouvelles réalisations, soit une maison sur cinq.

  

Des efforts gouvernementaux pour le développement durable

 

Dans le cadre du fameux Grenelle de l’Environnement de 2009, le gouvernement français s’est intéressé de près au potentiel écologique représenté par le bois dans le domaine de la construction.  Un « plan bois construction » a été lancé la même année, réactualisé en 2014. Selon le Ministère de l’Écologie les enjeux se concentrent ainsi sur « La valorisation de la ressource en bois feuillus dans la construction », et sur la « La valorisation de l’offre de formation en vue de renforcer les compétences, l’attractivité des métiers et la performance des acteurs de la construction et de la rénovation en bois ». Le plan ne se limite pas aux seules constructions individuelles et agrandissements, mais ambitionne également la réalisation d’immeubles en bois de grandes hauteurs.

Pour encourager les constructions en bois, un label « bâtiment biosourcé » a été lancé en décembre 2012. Attribué par le Ministère du Logement, ce label récompense les ouvrages utilisant des matériaux biosourcés (à faible empreinte carbone) dans la construction. Il dispose de trois niveaux de certifications : maisons individuelles, industrie, et autres constructions (habitat collectif, bureaux, commerce, enseignement…).

 

Le bois pour sauver la planète ?

 

Une récente étude du cabinet Carbone 4 (spécialisé dans la stratégie carbone), vient si besoin était, de mettre en lumière l’intérêt écologique du bois dans la préservation climatique. En se fondant sur l’hypothèse d’un triplement des constructions en bois françaises d’ici 2030, l’étude conclue à l’économie conséquente de 3 millions de tonnes de CO2. L’empreinte carbone d’une maison individuelle en bois est ainsi estimée deux fois moindre qu’une réalisation en béton. Ce soulagement de la facture énergétique entraînerait dans le même temps un bénéfice de 170 millions d’euros par an, et aboutirait selon Carbone 4 à la création de 3 400 emplois.

Cette perspective attrayante reste pour l’instant compromise par un marché global de la construction actuellement toujours en berne. Par ailleurs et pour atteindre ces objectifs d’ici quinze ans, un fort engagement sera nécessaire à tous les niveaux, institutionnels et professionnels, doublé d’une vaste campagne de sensibilisation aux intérêts écologiques et économiques du bois, encore méconnus du grand public.