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De la COP 1 à la COP 22, petite histoire des sommets internationaux

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La conférence de Paris constituait pourtant l’aboutissement d’un long processus, vingt-et-un ans après la COP 1 de Berlin en 1995, et vingt-trois ans après la conférence fondatrice de Rio en 1992. Retour sur ces sommets qui ont marqué l’histoire de lutte pour la protection de la planète.

Aux origines, les Sommets de la Terre de Stockholm et Rio

La première réelle inquiétude ou du moins intérêt collectif sérieux pour la planète se concrétise en 1972 avec le Sommet de la Terre à Stockholm. Le choix de la capitale de la Suède n’est pas anodin, ce pays étant l’un des premiers à mettre en place dans les années 60 un vaste programme politique de développement durable – la Suède étant par ailleurs considérée de nos jours comme la nation la plus « verte » du monde, selon le « Global Green Index Economy ». Las, en plein âge d’or du pétrole, les temps ne sont guère aux soucis écologiques.

Il faut attendre 1992 et le troisième Sommet de la Terre de Rio pour voir bouger les lignes. La protection de l’environnement et le développement durable sont désormais considérés comme incontournables pour l’avenir de l’Homme et de la planète. 196 nations dont tous les membres de la Communauté européenne ratifient la Convention-cadre issue du Sommet de la Terre de Rio, qui implique de se réunir chaque année afin de maintenir les efforts. Ces grandes réunions annuelles sont dénommées « Conférences des Parties » (Conference of Parties), les fameuses COP. La première conférence, dite COP 1, se déroule à Berlin en 1995. Chaque année se déroule régulièrement une nouvelle COP, jusqu’à la dernière en date, la COP 21 de Paris en décembre 2015.

De la COP 3 de Kyoto à la COP 22 de Marrakech

Toutes les COP n’ont pas des retentissements médiatiques comparables. La plupart se contentent « seulement » de mettre en œuvre les modalités décidées lors de conférences déterminantes. Parmi celles-ci figure la COP 3 de 1997, avec à la clé le fameux Protocole de Kyoto. Il s’agit pour la première fois d’imposer des efforts aux parties signataires de la conférence-cadre de Rio, en l’occurrence de réduire significativement les émissions de gaz à effet de serre. Las, le protocole n’est que peu contraignant, laissant la possibilité aux nations de le signer mais non de le ratifier. Et c’est le cas pour les États-Unis, pourtant deuxième plus grand émetteur de gaz à effet de serre derrière la Chine. Tout l’intérêt des COP suivantes est de parvenir à imposer un texte juridiquement contraignant ; c’est le grand enjeu de la COP 15 de Copenhague de 2009, déjà jugée à l’époque comme décisive pour l’avenir de la planète, et d’une importante résonnance médiatique. Hélas, encore une fois, la montagne d’espoir de Copenhague accouche d’une petite souris, n’imposant aucune contrainte juridique. Les participants se séparent sur de vagues promesses de recherches d’énergies nouvelles, et sur le désir de ne pas dépasser un réchauffement de plus de 2° à l’horizon 2100.

En décembre 2015, la COP 21 de Paris représente la revanche de la COP 15 de Copenhague, et surtout le dernier espoir de parvenir à éviter le pire. Un accord international sur le climat, juridiquement contraignant, est enfin atteint et acté en 2016, en tant qu’Accords de Paris. Ceux-ci prévoient de maintenir le réchauffement climatique en dessous de 1,5°, de limiter les rejets de gaz à effet de serre en vue de parvenir à la neutralité carbone, et notamment d’accorder une aide de 100 milliards de dollars par an aux pays en voie de développement. Bien que critiqués pour ses objectifs jugés trop ambitieux voire irréalistes et dans les faits peu contraignants, les Accords de Paris constituent symboliquement une avancée réelle et puissante depuis le Sommet de la Terre de Rio en 1992. En novembre 2016, l’enjeu de la future COP 22 à Marrakech consistera à commencer à traduire en actes concrets les décisions entérinées à Paris, et aussi de se pencher sur un élément déterminant pour l’avenir de la planète : l’eau.