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Crédit travaux : Qui emprunte et pourquoi ?

La tendance est à la rénovation de son habitat, se donner les moyens de se sentir bien chez soi est devenu une priorité. Mais généralement, l’ampleur des projets va inciter à souscrire un crédit travaux. Mais que signifie exactement « crédit travaux » ? Le crédit travaux n’est finalement qu’une sous-catégorie du crédit à la consommation. Il est cependant spécifique dans son objet, puisqu’il est souscrit par l’emprunteur pour financer des « travaux ». Le détenteur d’un crédit travaux s’accommodera de la somme pour entreprendre des rénovations, une construction ou bien encore de l’aménagement d’ordre esthétique. Bien que l’ensemble des crédits travaux soit accordé pour finaliser la décoration et l’agencement du foyer, l’heure est de plus en plus à la maîtrise de l’énergie et au respect de l’environnement, ainsi nombre de rénovations viennent à favoriser ces démarches.

Domofinance est issu de l’alliance d’EDF et de la BNP Paribas. Tandis qu’EDF aspire à plus d’écologie, d’économie, de confort pour ses clients, en les encourageant à effectuer des travaux de rénovation, BNP Paribas leurs apporte tout son savoir-faire dans les expertises réalisées, pour mettre en œuvre un crédit « responsable ». Depuis 2003, Domofinance est d’ailleurs devenu le spécialiste de l’éco-financement. Aujourd’hui, Domofinance a accompagné 450 000 particuliers dans leurs projets.  Ainsi, leur activité principale est de financer l’amélioration de l’éco-efficacité énergétique des logements.

Mais qui emprunte et pourquoi ? L’étude réalisée par Domofinance souligne plusieurs points, notamment la volonté de rénover son logement en cohésion avec un « esprit éco-responsable ».

28% des personnes qui souhaitent faire un emprunt pour des travaux ont plus de 50 ans avec seulement 19% des emprunteurs âgés de 35 à 39 ans et 11% de moins de 35 ans. La préoccupation logement n'est donc pas une priorité pour les jeunes actifs : l'adepte d'un logement où il fait bon vivre a en moyenne 43,6 ans. L’emprunteur sera d’ailleurs généralement en couple ou marié.

L’âge moyen de l’emprunteur justifie également le revenu moyen de 2244€ net mensuel de ce dernier, se permettant d’attendre une période professionnelle plus confortable, pour envisager l’obtention d’un crédit travaux. Alors que l’on constate que l’emprunteur d’un crédit auto aura en moyenne des mensualités plus importantes au regard de ses revenus, la personne ayant un crédit travaux connaîtra un taux d’effort en moyenne plus bas. En effet, le pourcentage des revenus consacrés aux remboursements se révèle être de 14% pour l’emprunteur.

Un crédit travaux exprime donc une grande diversité de projets, ce dernier peut être consacré tout autant à des rénovations influencées par un comportement éco-responsable (pose de panneaux solaires, chaudière à condensation, meilleure isolation thermique..), qu’à des frais de construction pour un agrandissement. Il est important de considérer dans ces types de prêts, les projets incluant des frais de décoration. Il est ainsi possible d’embellir son logement en privilégiant plutôt l’impact énergétique ou l’aspect esthétique, ce qui permet d’obtenir une enveloppe moyenne d’emprunt de 15 000€.

L’obtention d’un crédit travaux aura dans la majorité des cas pour but de mener à terme un projet pour sa résidence principale, bien que les résidences secondaires ne soient pas délaissées. Les propriétaires d’une maison, ne sont d’ailleurs pas les seuls à entreprendre des travaux, les copropriétaires sont également concernés par les travaux de rénovation de leur copropriété. Domofinance a donc lancé un prêt copropriété pour le financement des travaux de rénovation des parties communes des copropriétés.

Malgré le fait que le pourcentage des travaux orientés vers le développement durable soit encore faible, les consciences évoluent, principalement grâce aux médias spécialisés et à la volonté de faire des économies d’énergie.

Les rénovations les plus répandues dans ce domaine, sont de loin les rénovations des isolations, permettant d’amoindrir les déperditions énergétiques et donc la facture énergétique. Une maison construite avant 1975 peut atteindre un pourcentage de 25 à 30% de déperdition. Les murs et les fuites dans leur globalité sont responsables à hauteur de 20-25% de perte thermique et les fenêtres à hauteur de 10 à 15%. Bien évidemment, l’absence totale de déperdition énergétique s’avère être quasi-impossible, subsistent toujours généralement, les ponts thermiques (5-10%) et les planchers bas (7-10%).

Qui réalise les travaux ? La réponse varie selon l’ampleur des travaux. En moyenne, 25% des emprunteurs feront le choix de réaliser eux-mêmes leurs rénovations, tandis que 15% demanderont l’aide d’un professionnel, sans pour autant abandonner le chantier. Finalement, seul 10% des emprunteurs engageront un professionnel pour la totalité des travaux.

Crédit travaux : qui emprunte et pourquoi ?